Il y a cinq ans, nous avions eu l’opportunité d’interroger ce maître de conférences alors nouveau en politique. Élu depuis député de la septième circonscription de l’Hérault à l’Assemblée nationale, Christophe Euzet brigue aujourd’hui un second mandat aux prochaines législatives. Voici son portrait.

« Quand vous m’avez fait l’honneur de me choisir pour vous représenter en 2017, je n’ignorais pas que la tâche serait ardue. Mais la crise des gilets jaunes, qui germait depuis deux décennies et celle de la pandémie de Covid-19, que personne ne pouvait anticiper, n’ont pas manqué de durcir davantage encore les enjeux de mon mandat. »
En 2017, Christophe Euzet fait partie de cette nouvelle génération d’engagés issus de la société civile portant haut et fort les convictions d’un tout jeune parti, La République en marche d’Emmanuel Macron. Le 18 juin, il conquiert la septième circonscription de l’Hérault. Maître de conférences à l’université, le jeune député fait son entrée à l’Assemblée nationale.

« Défendre nos accents et nos langues régionales »

« Désireux de porter la « voix du sud » dans l’hémicycle, j’interviens sur les dossiers locaux dont je suis saisi et joue ce rôle de facilitateur, de courroie de transmission entre les projets locaux et les instances nationales », explique ce père de deux enfants, aujourd’hui âgé de 55 ans et dont la famille est originaire de Sète.
Particulièrement investi sur « la défense de nos accents et de nos langues régionales », Christophe Euzet a su se faire apprécier jusqu’à Paris. « Il veut que chacun puisse s’épanouir et que personne ne reste sur le bord du chemin. À la Commission des lois, il met sa rigueur au service du collectif et de ses valeurs », déclare à son sujet le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

« Je suis venu à votre rencontre »

La défense du patrimoine culturel et des langues régionales n’est cependant pas le seul sujet de préoccupation du député, qui revendique son engagement dans la lutte contre le terrorisme et le séparatisme, l’amélioration du fonctionnement de la justice, mais aussi la promotion de la décentralisation et des libertés locales, pour laquelle il participe en 2020 à la fondation du groupe Agir ensemble.
« Comme je m’y étais engagé, je suis venu à votre rencontre sur le terrain. J’ai toujours soutenu et appuyé au sommet de l’État les dossiers portés par les acteurs locaux, sans jamais que viennent interférer des considérations politiques ou partisanes », confie cet ex-docteur en droit public qui compte bien, le 19 juin prochain, décrocher un nouveau mandat aux législatives.

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3 questions à Christophe Euzet

En 2017, vous vous engagez en politique.
Que retenez-vous de ces cinq premières années dans le rôle d’un député ?

Ce mandat a été d’une exceptionnelle intensité. Le président de la République et sa majorité parlementaire ont eu à gérer des crises multiples et sans précédent. Je pense que la barre a été fermement tenue et que notre pays sort grandi de cette situation troublée. Malgré ce contexte, nous avons entrepris et réussi des réformes importantes qui ont profondément transformé le quotidien de nos concitoyens. Je pense par exemple au dédoublement des classes de CP, à l’allongement du congé paternité, à la suppression de la taxe d’habitation, au prélèvement de l’impôt à la source…
En ce qui me concerne, je ne regrette aucun instant de mes cinq années de mandat faites de travail et de rencontres de terrain.

En 2020, vous rejoignez le groupe Agir ensemble.
Quels sont vos objectifs ?

Effectivement, j’ai changé de groupe parlementaire en cours de mandat pour rejoindre Agir ensemble. Tout en restant dans la majorité et fidèle au président de la République, j’ai eu le sentiment que ma voix serait mieux entendue en rejoignant un groupe parlementaire moins pléthorique. Cela a été le cas puisque je suis dès lors intervenu sur l’ensemble des textes examinés par la commission des Lois, j’ai obtenu l’adoption de ma proposition de loi visant à la promotion des accents et j’ai multiplié les interventions en séance publique. Je pense que c’est ce que mes administrés attendaient de moi.

En 2022, vous briguez un second mandat aux législatives.
Quelles sont aujourd’hui vos ambitions ?

Au niveau national, je souhaite poursuivre la modernisation de notre pays que les Français ont appelé de leur vœux en réélisant largement le président de la République. Beaucoup reste à faire, et nous comptons bien continuer à nous retrousser les manches.
Au niveau local, je souhaite continuer de défendre les intérêts de notre territoire au plus haut sommet de l’État. Seul un député membre de la majorité présidentielle sera en mesure de le faire. Les oppositions systématiques formulées par des professionnels de l’opposition, de tous bords, sont vouées à demeurer lettre morte. L’arrivée de nouvelles formations universitaires dans la ville de Sète, la rénovation des hôpitaux du bassin de Thau, l’endiguement du recul du trait de côte, la protection de nos viticulteurs contre les catastrophes naturelles qui se multiplient ou encore la réflexion sur le tracé de la nouvelle ligne à grande vitesse sont autant de sujets sur lesquels je compte poursuivre mon investissement.

© Vivien Brochud