Vous l’avez certainement déjà croisé dans l’un des nombreux films ou téléfilms dans lesquels il a joué. Le comédien et mannequin Julien Sitbon, qui s’est également illustré dans la publicité, semble avoir quelque peu délaissé les plateaux de cinéma pour s’asseoir à la table d’un tout autre jeu, le poker. Portrait.

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Après avoir décroché un bac scientifique, Julien Sitbon intègre en 2001 l’école de cinéma EICAR à Ivry-sur-Seine. Durant 3 ans, il y apprend le chant, les cascades, l’escrime de spectacle ou l’expression corporelle et perfectionne son anglais.
Du cours Simon à Paris jusqu’au studio Margie Haber à Los Angeles, il fait ses premier pas sur scène, au théâtre dans La Cerisaie de Tchekhov ou Les Dialogues de Dubillard, et décroche ses premiers rôles dans quelques courts-métrages.
On le retrouve ainsi dans Paris 2011 : La grande inondation, documentaire signé Bruno Victor-Pujebet en 2006, ou dans Section de recherches en 2008. À cette période, son physique avantageux intéresse tout particulièrement les publicitaires.

Des terrains de foot au festival de Cannes

Julien s’adonne parallèlement à sa passion de toujours, le sport. Basketball, volley-ball, hand-ball, ski, natation et surtout le foot. « J’ai joué de 14 à 30 ans, jusqu’en division d’honneur », confie-t-il à Winamax. « Être pro était un rêve d’enfant. »
Sa carrière prend un nouveau tournant en 2010, quand Talents Cannes le sélectionne lors du célèbre festival du même nom pour le promouvoir auprès des professionnels du cinéma. C’est le début, semble-t-il, d’une grande carrière.
C’est ce que présage aussi le court-métrage Baby Time, réalisé par Cédric Petitcollin la même année et qui reçoit le prix du public concours Ridley Scott. Déguisé en licorne, Julien quitte son théâtre et traverse Paris en trombe pour rejoindre sa femme qui va accoucher.

Expert en matière de poker

Nouveau coup d’éclat en 2012 quand le désormais comédien et mannequin accompli tourne dans le clip de Dive In du rappeur américain Trey Songz. N’oubliez-pas Roger, Strictement platonique, Two Lines, Julien enchaîne les rôles.
Sans pour autant figurer sur la liste des nominés. Car l’homme a une toute autre préoccupation, le poker. « J’ai démarré en 2010 et j’ai tout de suite adoré ça. En plus, je gagnais souvent… Puis j’ai commencé à jouer dans les cercles parisiens. »
C’est donc pour ses prouesses aux cartes qu’il est désormais interrogé. Julien Sitbon est devenu expert en la matière. « Je me considère comme un joueur professionnel. J’ai décidé d’accepter cela, je concentre mon énergie sur le poker », explique le Parisien expatrié à Londres.

« Je ne suis pas fermé à des propositions »

Dès lors, le cinéma ne serait-il plus qu’un lointain souvenir ? « Ma carrière de comédien aurait pu être différente. Je commençais à bien gagner ma vie aux cartes, donc je n’avais plus trop l’envie de m’investir à fond en tant que comédien. »
Julien Sitbon égratigne au passage le monde très fermé du septième art. « C’est beaucoup de copinage. Tu peux être le meilleur comédien et ne jamais travailler, tout comme tu peux être un comédien moyen et beaucoup bosser. »
Fier de son indépendance, l’acteur se montre toutefois disponible. « Je ne suis pas fermé à des propositions. On m’a toujours dit que je ne bosserai plus à 40 ans, et j’en ai 38. Il se passera ce qu’il se passera. Mais j’aime tout ce que je fais. »