À Sète, les journées Brassens battent leur plein et le musée qui porte son nom fait salle comble. Car il y a 100 ans, le poète naissait dans un quartier populaire de la cité portuaire. L’occasion de revivre les premières années de l’artiste qui, à l’époque, avait plutôt « mauvaise réputation ».

« Au village, sans prétention, J’ai mauvaise réputation, qu’je me démène ou que je reste coi, je passe pour un je-ne-sais-quoi. » En 1952, Georges Brassens publie La Mauvaise réputation, une chanson qui sera censurée durant plusieurs années tant les bien-pensants et les autorités en prennent pour leur grade.
C’est en réalité un véritable éloge de la marginalité. « Le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet. La musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas. » Rien d’étonnant, alors, à ce que le poète choque ou dérange quand ses vers font simplement écho à la réalité de sa propre histoire.

La poésie, la plage et les bagarres

Son village n’est autre que la cité portuaire de Sète, alors orthographiée Cette, au bord de la Méditerranée. C’est en haut de la rue Arago, dans le quartier populaire de la Révolution, que Georges Brassens naît, le 22 octobre 1921. Il y grandit aux côtés de sa mère Elvira, son père Jean-Louis, sa demi-sœur Simone et ses grands-parents paternels.
Brassens est loin d’être assidu à l’école comme à la messe, au grand dam de sa pieuse de mère, qui l’inscrit dans une institution catholique et lui interdit d’apprendre la musique. Rien n’y fait. Après les cours, Georges n’en fait qu’à sa tête, préférant la poésie, la plage et les bagarres, entre quelques petits larcins.

Condamné à une peine d’emprisonnement

« Non, les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux. » En 1938, la ville de Sète est en émoi à la suite d’une série de vols commis par une bande de copains. Brassens, adolescent, est arrêté puis condamné à une peine d’emprisonnement avec sursis. Au village, sa réputation est désormais ternie.
C’est ainsi que le poète quitte la ville pour tenter sa chance à Paris, où il rencontrera le succès que l’on connaît. Brassens aimera pourtant toujours sa Cette natale et y reviendra régulièrement. En 1966, il publie sa Supplique pour être enterré à la plage de Sète. Il repose aujourd’hui dans le caveau familial situé au cimetière Le Py, entre étang de Thau et Méditerranée.

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