Du milieu des années 70 jusqu’au début des années 80, un mouvement musical fait pour la première fois danser la planète à l’unisson. Il s’agit du disco, issu des communautés afro et latino-américaine, qui, en France, est importé en 1974 par Sheila avec le titre Samedi soir. La chanteuse intègre, aux côtés de quelques rares élues, le cercle très fermé des Disco Queens, ou reines du disco.

Donna Summer

Née en 1948 à Boston, dans le Massachusetts, Donna Summer (nom de scène de LaDonna Andrea Gaines) est officiellement considérée comme la reine du disco. Avec plus de 130 millions de disques vendus à travers le monde, la chanteuse connaît un succès planétaire durant les années 1970 et 1980. Parmi ses tubes les plus connus, Love to love you baby en 1975, I feel love en 1977 ou Hot stuff en 1979. Reprise par Madonna, Whitney Houston ou Britney Spears, la chanteuse a produit 17 albums jusqu’en 2008. La diva décède prématurément le 17 mai 2012 des suites d’un cancer du poumon. Présente à New York le jour des attentats du 11 septembre 2001, elle déclarera que sa maladie est due aux poussières toxiques émises par l’effondrement des tours du World Trade Center.

Gloria Gaynor

Elle est une figure emblématique de la vague disco. Gloria Gaynor, née en 1943 dans le New Jersey, est à l’origine de tubes planétaires qui continuent, cinq décennies plus tard, de monopoliser les ondes. Parmi ses titres incontournables, Never can say goodbye, I am what I am et surtout I will survive, classée n°3 au Top 50 des chants revendiqués par la communauté des LGBT américains, qui devient l’hymne de l’Équipe de France de football lors la Coupe du monde en 1998. Très populaire à la fin des années 70 et au début des années 80, Gloria Gaynor poursuit avec brio sa carrière durant les décennies suivantes. Après l’énorme succès de First be a woman en 1993, elle récidive en 2019 avec son dernier album Testimony, qui se classe dans le Top Gospel Albums Chart.

Anni-Frid & Agnetha (Abba)

Formé en 1970, le groupe Abba est découvert par le grand public en 1974 lorsqu’il remporte le concours Eurovision de la chanson avec Waterloo, un tube international qui sera le premier d’une longue lignée. Avec Ring Ring, Mamma Mia, SOS, Fernando, Dancing Queen, Super Trouper ou Lay all your love on me, le succès est total jusqu’à la dissolution du groupe en 1982. Agnetha Fältskog (la blonde), sortira trois albums solo au succès mitigé durant les années 80. Anni-Frid Lyngstad (la brune), alias Frida, connaît un succès international en solo avec la chanson I know there’s something going on sortie en 1982 et sort encore quatre albums dans les années 90. Mariée au prince prince Ruzzo Reuss von Plauen depuis 1992, elle est encore princesse de Reuss et comtesse de Plauen avec le prédicat d’Altesse sérénissime.

Diana Ross

Avec le groupe The Supremes, Diana Ross rencontre la gloire dès les années 60 avec des tubes comme Baby love, You keep me hangin’on ou Stop ! In the name of love. La chanteuse entame dans les années 70 une carrière en solo qui connaît autant de succès, au point d’être nommée « Artiste féminine du siècle » en 1976. En 1980, c’est une nouvelle consécration avec des titres comme I’m coming out ou Upside down. Dans les charts, la chanteuse a été numéro 1 en solo, en duo avec Lionel Richie, en trio avec The Supremes et en collectif avec la chanson We are the world de USA for Africa. En 1993, le Livre Guinness des records la consacre tout simplement plus grande artiste féminine de l’histoire de la musique. Diana Ross est aussi célèbre pour sa relation amicale ou amoureuse ambigüe avec le chanteur Michael Jackson.

Sheila

Marquée au fer rouge de chanteuse populaire dès les années 60 avec des tubes comme L’école est finie ou Les Rois mages, la meilleure amie de Claude François importe le disco en France au milieu des années 70. D’abord en français, puis en anglais avec la création du groupe Sheila B. Devotion où, pour la première fois, une chanteuse « blanche » s’affiche aux côtés de danseurs « noirs ». Victime de clichés racistes, ce groupe atypique va pourtant s’imposer sur tous les continents avec des titres comme Love me Baby ou Singin’in the Rain version disco, parmi beaucoup d’autres. En 1980, Sheila occupe le sommet des hits internationaux avec Spacer, écrit par Nile Rodgers, et assoit sa place de diva mondiale. Cerise sur le gâteau, son album Little Darlin’, paru en 1981, reste l’un des rares opus français à s’être classé au Billboard américain.

Les autres stars féminines du disco

  • Alicia Bridges : I love the nightlife
  • Amanda Lear : Follow me, Queen of Chinatown
  • Amii Stewart : Knock on wood, Light my fire
  • Anita Ward : Ring my bell
  • Barbra Streisand : Shake me, wake me
  • Bonnie Pointer : Heaven must have sent you
  • Carol Douglas : Doctor’s orders
  • Cher : Take me home
  • Cheryl Lynn : Got to be real, Star love
  • Grace Jones : Pull up to the bumper
  • Dalida : Laissez-moi danser, J’attendrai
  • Evelyn « Champagne » King : Shame
  • France Joli : Come to me, Don’t stop dancing
  • Karen Cheryl : Sing to me mama, Tchoo Tchoo
  • Karen Young : Hot shot, Bring on the boys
  • Sharon Redd : Can you hundle it
  • Thelma Houston : Don’t leave me this way
  • Tina Charles : I love to love
  • Yvonne Elliman : If I can’t have you, Love pains
  • Et les chanteuses des groupes Baccara, Blondie, Boney M., Boys Town Gang, Chic, Eruption, Indeep, Lipps Inc., Odyssey, Ottawan, Sister Sledge, The Pointer Sisters et The Weather Girls.