1. Énoncer les obligations du chef de bord

Le chef de bord est responsable de la sécurité du bateau, des passagers, des autres navigateurs, des baigneurs et de l’environnement. Pour cela, il doit décrire ses principales obligations et savoir citer les principales infractions relatives à la navigation (et leurs conséquences).
Parmi celles-ci, citons la vitesse excessive dans la bande des 300 mètres ou dans les ports, les défauts des matériels de sécurité, l’usage inconsidéré des signaux de détresse, des passagers en surnombre ou des brassières en nombre insuffisant, des infractions au RIPAM (risque de collision), défaut de titre de navigation ou conduite sans permis, pêche non autorisée (taille des poissons, nombre de casiers embarqués).

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  1. Gérer les signaux de détresse

L’assistance à tout navire ayant émis un signal de détresse est obligatoire, sauf si cela met en péril son propre équipage et son propre bateau. Chaque message de détresse déclenche une opération de secours coordonnée par les CROSS (gratuite pour les vies humaines, payante pour les biens). Le déclenchement abusif de signaux pyrotechniques de détresse peut-être puni de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

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  1. Respecter le milieu naturel

Le plaisancier est soumis à une charte pour la mer et les marins. Cela implique : ne pas aborder les sites protégés, ne pas déranger la faune marine, préférer les bouées d’amarrage aux ancres qui endommagent les fonds, trier ses déchets dans les containers et les déchetteries portuaires, utiliser les installations sanitaires portuaires pour les vidanges, choisir des produits d’entretien respectueux de l’environnement.

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  1. Maîtriser la mise en route du moteur

Avant de démarrer, le candidat doit contrôler les points sensibles (durits, colliers, courroies, pompe à eau de refroidissement, étanchéité du presse étoupe, fixation du moteur) et vérifier les niveaux (essence, huile pour un moteur hors-bord combustible + eau douce et batterie pour un moteur in-bord). Il doit ensuite être capable de démarrer en ayant mis en place les différents systèmes de sécurité.

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  1. Maîtriser la conduite du navire

Pour valider sa formation, le candidat doit pouvoir à tenir une ligne droite, tourner court, tourner large, faire demi-tour, faire un tour complet des deux côtés, suivre un cap au compas et le modifier à la demande du formateur. Il doit également maîtriser sa vitesse (accélérer, ralentir, réguler). Sans aucun appareil, la vitesse d’un navire s’estime au passage d’un point : longueur du bateau multipliée par 3600 divisée par le temps mis pour passer de toute la longueur du bateau devant le point.
Autres objectifs, maîtriser la propulsion, la marche arrière, les alignements, appareiller et accoster en sécurité, prendre un coffre, mouiller en sécurité et enfin récupérer une personne tombée à l’eau.

© Mister Corail