Charles Trenet : le fou chantant

Trenet Charles

« Narbonne »
Trenet y naît au 2 rue Anatole-France, en 1913, dans la maison de ses parents Lucien et Marie-Louise. Charles a un frère Antoine de quatre ans son aîné. La maison familiale est depuis devenue le musée Charles-Trenet, ouvert au public.

« Le téméraire »
Au début des années 30, Charles Trenet voyage et décide de tenter sa chance à Paris. Il y fréquente rapidement un groupe d’artistes de Montparnasse, parmi lesquels Jean Cocteau et Antonin Artaud, qui le surnomment le « téméraire ».

« Charles et Johnny »
C’est le nom du duo que Charles Trenet forme avec son ami Johnny Hess, rencontré en 1932 dans un club de jazz, de 1933 à 1936. Leur titre Vous qui passez sans me voir, sur une musique de Paul Misraki, devient un succès planétaire.

« Le fou chantant »
En 1936, Trenet est appelé sous les drapeaux et continue de participer à quelques galas. C’est à cette époque qu’il compose ses chansons les plus célèbres comme Y’a d’la joie ou Je chante, qui lui valent le surnom de « fou chantant ».

« Y’a d’la joie »
Écrite en 1936, Y’a d’la joie est dans un premier temps interprétée par Maurice Chevalier et apparaît notamment dans le film L’Homme du jour, de Julien Duvivier. Charles Trenet se la réapproprie en la gravant en 1938.

« Rumeurs »
Quand la Seconde Guerre mondiale éclate et alors que l’artiste est mobilisé, les journaux annoncent officiellement sa mort. En 1940, il déclare à la presse : « Je n’arrive pas à comprendre les raisons pour lesquelles on veut me trucider par persuasion. »

« La guerre »
Si Trenet continue de se produire durant l’Occupation, certains journaux collaborationnistes et antisémites le désignent comme Juif et l’artiste est blessé par balle en 1944 en tentant de fuir la Gestapo. Il devra officiellement prouver sa non-judéité.

« L’Amérique »
À la Libération, Charles Trenet est condamné par la commission d’épuration, qui l’accuse d’avoir composé pour le régime de Vichy. L’artiste quitte la France pour l’Amérique, où il se produit avec succès à New York, au Brésil et au Canada.

« Plagiats »
Au début des années 1960, Charles Trenet intente plusieurs procès contre des artistes qu’il accuse de plagiats, parmi lesquels Charlie Chaplin et Claude François. Ces affaires se régleront toutefois à l’amiable.

« La vague yéyé »
Dans les années 60 et après avoir triomphé à travers le monde, Charles Trenet fait une carrière plus discrète, l’époque étant désormais accaparée par la vague yéyé. En 1968, il doit renoncer à célébrer ses 30 ans de carrière à cause des événements.