Douze ans après sa première tentative, le navigateur rêvait d’être dans le Top 5. Ce 28 janvier, à 4 heures du matin, c’est finalement sous une pluie battante, par une houle de deux mètres et un vent d’ouest de 20 nœuds que le vainqueur a été acclamé à son arrivée aux Sables-d’Olonne.

« La solidarité des gens de mer »

Un accueil quelque peu perturbé par les restrictions liées à la crise sanitaire, seules 300 personnes étant autorisées à l’arrivée… Mais un exploit salué jusqu’au sommet de l’État. « Nous honorerons prochainement vos prouesses aux Sables-d’Olonne, ensemble », promet Emmanuel Macron.
« Jusqu’au bout, les skippers nous ont tenus en haleine ! Au vainqueur Yannick Bestaven, aux participants, à vous qui, dans l’épreuve, avez incarné la solidarité des gens de mer : BRAVO ! » Sur le podium, Yannick Bestaven succède à Armel Le Cléac’h, qui avait bouclé le Vendée Globe en 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes lors de la précédente édition.

Boris Herrmann heurte un bateau de pêche

« Tout d’un coup, j’ai vu un mur à côté de moi, les bateaux se sont emmêlés, j’ai entendu des hommes crier. » À 20h50, le mercredi 27 janvier, Boris Herrmann heurte un bateau de pêche à 180 kilomètres de la ligne d’arrivée et se voit contraint de réparer le hauban tribord endommagé par la collision. Avec un crédit de 6 heures de bonification, le navigateur allemand était alors pressenti pour s’imposer sur la première place du podium de ce Vendée Globe.

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