Malgré le confinement, les interdictions de voyager et les contrôles routiers, ils sont arrivés. A Sète, comme dans de nombreuses villes en bord de mer, les touristes ont fait leur entrée dans la ville pour les vacances de Pâques. Et par là même aux urgences de l’hôpital de la ville, déclarés positifs au coronavirus.

Coronavirus Sète

« Il fallait s’y attendre, les gens n’ont aucun respect de rien ni de personne… Il y a quelque chose qu’ils ne comprennent pas dans Restez Chez Vous… Avant de les renvoyer chez eux, verbalisation importante pour essayer de leur faire comprendre… Et bien, on est pas sorti du confinement ! »
Le 10 mars, les réseaux sociaux s’emballent quand Midi libre révèle que de nouveaux cas de coronavirus viennent d’être détectés aux urgences de l’hôpital de Sète. Et il ne s’agit pas d’habitants de la ville ou de ses environs, mais bel et bien de vacanciers qui, à l’évidence, n’ont rien à faire là.

Des vacanciers hospitalisés à Sète

« Nous le voyons à leurs cartes vitales, qu’ils ne sont pas de la région. Certains sont venus aux urgences. C’était notre inquiétude… Et on croise à Sète des plaques hors région », annonce la directrice des hôpitaux du bassin de Thau au quotidien, se disant très préoccupée par le risque de « nouvelles contaminations ».
A Sète comme dans de nombreuses stations balnéaires, au bord de l’Atlantique comme en Méditerranée, l’appréhension grandit après l’arrivée de touristes pour les vacances de Pâques. En dépit des interdictions de se déplacer en période de confinement, certains ont réussi à braver les contrôles routiers.

De nouveaux volets s’ouvrent en bord de mer

Depuis quelques jours, de nouveaux volets s’ouvrent ainsi dans les résidences du bord de mer. « Ce matin, en sortant mon chien, j’ai même croisé un homme assis sur une serviette de plage sur la place de la République avec crème solaire, bob sur la tête et portable à la main, qui racontait à son interlocuteur être arrivé là il y a trois jours », rapporte notre collaborateur à Sète.
Du côté des autorités sanitaires, l’inquiétude monte. Si ces vacanciers n’ont pas été capables de respecter les règles du confinement, comment vont-ils se comporter dans un lieu de villégiature ? L’hôpital de Sète, qui traite déjà entre 40 et 50 personnes malades du Covid-19 par jour, n’est absolument pas calibré pour gérer un surplus de malades venus d’ailleurs.

Des contrôles renforcés pour protéger la population

« Nous venons de réorganiser tous nos services en collaboration avec le commissariat. Notre objectif est de comptabiliser toutes les voitures qui entrent dans Sète, de contrôler les autorisations et tout ce qu’il y a à respecter, en particulier la nuit, et de faire faire demi-tour aux touristes avec une amende en poche », annonce la police municipale sétoise.
Malgré le véto de la préfecture de l’Hérault, l’île singulière déploie les grands moyens et durcit les règles pour protéger sa population en contrôlant ses accès terrestres et maritimes jusqu’à la fin des vacances scolaires, le 3 mai. Dans la première nuit du 10 au 11 mars, ce sont plus d’un millier de personnes qui ont ainsi été contrôlées à l’entrée de la ville…

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