Le 27 janvier 1968, le sous-marin de la Marine nationale la Minerve disparaissait au large de Toulon avec ses 52 membres d’équipage. Plus de 50 ans plus tard, grâce à la ténacité des familles des marins disparus, l’épave a enfin été localisée à 2 370 mètres de profondeur par le navire américain Seabed Constructor.

Retour en 1968. Le 27 janvier, le sous-marin d’attaque à propulsion Diesel-électrique la Minerve est en exercice au large de Toulon avec deux autres sous-marins. Mais vers 8 heures du matin, après avoir demandé la confirmation de la fin de l’exercice conjoint, le S647 et ses 52 membres d’équipage disparaissent mystérieusement au large du cap Sicié.
Les premières opérations de recherche, auxquelles participent le commandant Cousteau, débutent la nuit suivante et vont sillonner la zone durant cinq jours. Une nouvelle campagne de sondage est menée en 1969, puis une troisième en 1970, mais la Minerve reste introuvable. La Marine nationale décide alors de classer le dossier secret-défense, fermant tout espoir pour les familles de connaître les causes du naufrage et faire le deuil des hommes disparus.

Equipage naufrage

L’épave gît par par 2 370 mètres de fond, à 45 kilomètres au large de Toulon

Il faut attendre 2018 et la triste célébration du cinquantenaire de la disparition du navire pour que les familles jusque-là dispersées se rassemblent et fassent pression sur le ministère des Armées. Les recherches reprennent le 4 juillet 2019. Un bateau de l’Ifremer est envoyé sur zone avec des drones et est rejoint par le Seabed Constructor, un navire américain qui vient de faire ses preuves en retrouvant le San Juan, un sous-marin argentin disparu dans des circonstances similaires.
Après avoir ré-examiné les images et les relevés établis au début des années 70, la Marine nationale cible une nouvelle zone de prospection, un peu plus à l’ouest que celle précédemment établie. Le dimanche 21 juillet, après cinq jours de recherches, l’épave est enfin localisée par 2 370 mètres de fond, à l’ouest du cap Sicié et à 45 kilomètres au large de Toulon. Plus aucun doute, l’un des trois morceaux de l’épave porte l’inscription « MIN », les trois premières lettres du sous-marin.