1946, une année charnière pour Edith Piaf, qui se sépare d’Yves Montand après avoir propulsé sa carrière au music-hall. Alors que Marcel Cerdan l’entend pour la première fois au cabaret, la môme rencontre Les Compagnons de la chanson, avec qui elle s’envole pour une tournée européenne. C’est l’année des Trois cloches, de La Vie en rose et du Chant du pirate, une chanson signée Henri Contet, acteur et parolier pour les vedettes d’après-guerre.

Edith Piaf Le Chant des piratesLe chant du pirate

Marchant par-dessus les tempêtes
Courant dans la vague et le vent
Chassant les blanches goélettes
C’est nous ça, les gaillards d’avant
C’est nous qui sommes les corsaires
Brigands tout comme étaient nos pères

Ho-hisse et Ho ! Miséricorde !
Pour nous tenir au bout d’une corde
Faudra d’abord nous attraper
Faudra d’abord nous aborder…
Ho-hisse-ho ! Pavillon noir !
Ho-hisse-ho ! Pavillon haut !
Tant que le vent pousse la frégate
Y a du bon temps pour les pirates
Tant que la mer est par-dessous
C’est le corsaire qui tient le bon bout !
Ho-hisse-ho ! Pavillon noir !
Ho-hisse-ho ! Pavillon haut !

Tant pis pour les yeux de ta mère
Tant pis pour la reine et le roi
Tant mieux si tu deviens corsaire
Jésus était un hors-la-loi
Viens donc fréquenter les étoiles
Dormir dans le ventre des voiles

Ho-hisse et Ho ! Miséricorde !
Pour nous tenir au bout d’une corde
Faudra d’abord nous attraper
Faudra d’abord nous aborder…
Ho-hisse-ho ! Pavillon noir !
Ho-hisse-ho ! Pavillon haut !
Tant que le vent pousse la frégate
Y a du bon temps pour les pirates
Tant que la mer est par-dessous
C’est le corsaire qui tient le bon bout !
Ho-hisse-ho ! Pavillon noir !
Ho-hisse-ho ! Pavillon haut !

Edith Piaf (1915-1963)
Paroles de Henri Contet (1946)

© Miss & Mister Corail / DR

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