Agressions homophobes en forte hausse en France, légalisation du mariage gay à Taïwan ou scandale homophobe en Hongrie… La Journée mondiale contre l’homophobie, ce vendredi 17 mai, a pour le moins été mouvementée. Voici ce qu’il faut en retenir !
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Agressions homophobes : la situation se dégrade en France

Lutter contre l'homophobiePour la troisième année consécutive, les agressions homophobes, insultes et autres discriminations, sont en forte hausse en France et ont même fait un bond de 15% en 2018. Selon le rapport alarmant de l’association SOS Homophobie, les agressions physiques ont augmenté de plus de 60% et concernent en premier lieu les femmes lesbiennes, évidemment plus vulnérables. Le même jour, un sondage Ifop révèle que plus de la moitié des personnes LGBT ont fait l’objet d’une agression homophobe au cours de leur vie. Et pour plus de la moitié encore, parmi ces derniers, il s’agit d’une agression physique.

Le profil type de l’agresseur homophobe

En se basant sur les témoignages des personnes agressées, la Fondation Jasmin Roy-Sophie Desmarais et l’IFOP, en partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès et la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) ont établi le portrait-robot de l’agresseur homophobe. Ce dernier est majoritairement un homme (à 80%), âgé de 18 à 30 ans et qui sévit en groupe. « L’effet d’entraînement du groupe est manifeste. Une dynamique est ainsi créée, qui donne un sentiment de légitimité aux agresseurs », précise la Fondation Jean-Jaurès. Le fameux groupe de voyous qui, bien sûr, ne s’en prend pas qu’aux homosexuels et participe à la hausse généralisée de la violence en France.