Waimea Bay, Banzai Pipeline, Oahu ou Teahupoo, ces spots légendaires font rêver tout bon surfeur qui se respecte. Car c’est là que déferlent les plus belles vagues de la planète, des tubes gigantesques qui offrent aux adeptes de la planche une prise de risques et des sursauts d’adrénaline garantis. Bienvenue au royaume de la vague idéale !

Les meilleures vagues pour surfer

La vague, voilà la raison de vivre du surfeur. Et quand il ne surfe pas, c’est son principal sujet de conversation. Un sujet qui a évolué depuis que ce sport est devenu populaire au milieu du siècle dernier. Aujourd’hui, il ne suffit plus de garder le contrôle de sa planche pour ne pas tomber à l’eau, il s’agit d’exécuter des figures risquées et complexes comme le tuberiding, le cutback ou le floater.

Autant dire que sans vague, le surf n’existe pas. Le spot doit donc être bien choisi. A commencer par le fond marin, qui doit être de faible profondeur pour permettre aux vagues de se briser à bonne distance du rivage. Si les surfeurs amateurs se forment généralement sur des fonds sableux, les sportifs confirmés préfèrent les fonds coralliens ou rocheux, qui créent des rouleaux rapides et plus puissants.

Les plus grosses vagues du monde

Plages peu profondes et pointes face aux vents

Autre ingrédient indispensable à la formation d’une bonne vague, l’orientation du site qui doit impérativement faire face aux vents. Si les plages dépourvues de récifs ne permettent des déplacements que de courte distance, les pointes d’où déferlent les vagues de part et d’autre pour rouler le long des plages sont les plus prisées. Dans ce cas, le surfeur est généralement tracté au large par un jet-ski, l’accès étant difficile à la rame.

Inutile de préciser que les spots offrant aux surfeurs la vague de leur rêve sont peu nombreux. Parmi les plus célèbres, citons les plages de Oahu à Hawaii, Teahupoo à Tahiti, Saqurema au Brésil, Byron Bay, Kirra et Burleigh Heads en Australie, Piha et Manu Bay en Nouvelle-Zélande, Pico Alto et Chicama au Pérou, sans oublier Green Point et Jeffrey’s Bay en Afrique du Sud.

Big wave surfer Sebastian Steudtner of Germany drops in on a large wave at Praia do Norte in Nazare

Prises de risques et sursauts d’adrénaline

Il existe même des spots légendaires, comme Waimea Bay et Banzai Pipeline à Hawaii. C’est là que l’on observe les plus grosses vagues qui forment, en déferlant, d’énormes cylindres creux plus communément appelés « tubes« . Ces vagues gigantesques ont la particularité de se briser doucement dans une seule direction : right-breaker ou left-breaker, selon si la vague déferle vers la droite ou la gauche.

On estime que la vague idéale, façonnée par des vents considérables, doit s’élever à au moins 6 mètres lorsqu’elle se brise. A Banzai Pipeline, ces énormes déferlantes commencent à se briser à quelques 90 mètres du rivage puis progressent, parallèlement à la côte, vers la plage à une vitesse d’environ 8 mètres par seconde. Lorsque le tube se forme, la vitesse passe à 10 mètres par seconde. Une montée d’adrénaline garantie pour le surfeur, qui peut alors parcourir plusieurs centaines de mètres… en quelques secondes.

Petit vocabulaire du surfeur

Cutback : enchaînement de virages qui permet de revenir dans le sens de déferlement.
Floater : figure qui consiste à glisser sur la crête d’une déferlante.
Jet-ski : petite embarcation à moteur permettant de remorquer le surfeur au large.
Kitesurf : planche tractée par une aile en forme de parachute.
Tuberiding : figure qui consiste à surfer au creux d’une grosse déferlante.
Windsurf : traduction anglaise de planche à voile dans les vagues.

© Miss & Mister Corail / DR

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