« Un profond sentiment d’injustice fiscale et territoriale, un manque de considération et parfois un sentiment d’abandon, un manque de confiance dans les élites et la peur des grands changements à venir… » Ce jeudi 25 avril, Emmanuel Macron a fait son mea culpa depuis l’Elysée pour clôturer le grand débat national et répondre aux doléances que les Français ont exprimées ces trois derniers mois. Voici ce qu’il faut retenir d’une conférence de presse qui est loin d’avoir fait l’unanimité.

Injustices fiscales et sociales

– Baisse de l’impôt sur le revenu de 5 milliards d’euros, financée par la suppression de niches fiscales et la baisse de la dépense publique.
– Pérennisation de la prime de fin d’année, défiscalisée jusqu’à 1 000 euros.
– Réindexer les pensions de retraite de moins de 2 000 euros sur l’inflation à partir de 2020.
– Investir dans l’éducation pour lutter contre les inégalités à la naissance et réformer la formation des professeurs.
– Accélérer la création du revenu universel d’activité.
– Lutter contre l’évasion fiscale avec de nouveaux moyens donnés à la cour des comptes.
– Pas de rétablissement de l’ISF avant de vérifier en 2020 si les contribuables exonérés ont bien investi dans l’économie nationale.

Changement climatique et vieillissement de la population

– Créer une Convention citoyenne sur le climat, composée de 150 citoyens tirés au sort et chargée de travailler sur les questions de transition écologique.
– Constituer un Conseil de défense de la transition écologique.
– Créer une filière dédiée à la grande dépendance et refonder notre système de retraite.

Famille et droit d’asile

– Garantir le versement des pensions alimentaires aux mères isolées grâce aux Caisses d’allocation familiale.
– Instituer des droits pour les aidants familiaux.
– Refonder Schengen et Dublin sur le sujet migratoire et la prise en charge des frontières extérieures à l’Union européenne. Refus du détournement du droit d’asile comme du détournement du regroupement familial.
– Accompagner les associations grâce au Service national universel.
– Instaurer un débat annuel sur la politique migratoire du pays.

Organisation de l’État et de l’administration

– Renforcer le rôle des maires.
– Instaurer une part de proportionnelle aux élections législatives (20%).
– Réduire de 25 à 30% le nombre de parlementaires.
– Assouplir les modalités du Référendum d’initiative partagée (RIP) en réduisant de 4,5 millions à 1 million le nombre de signataires.
– Instaurer un droit de pétition pour permettre aux citoyens de faire inscrire un sujet à l’ordre du jour du Conseil municipal ou régional.
– Transformer le Conseil économique, social et environnemental (CESE) en Conseil de la participation citoyenne, où siégeront 150 citoyens tirés au sort.
– Adapter à chaque territoire un nouvel acte de décentralisation, soit moins de fonctionnaires à Paris et plus sur le terrain.
– Aucune fermeture d’école ou d’hôpital d’ici la fin du quinquennat sans l’accord du maire.
– Créer une maison « France Service » pour rapprocher les fonctionnaires des citoyens.
– Réformer la haute fonction publique : suppression de l’ENA au profit d’une école des cadres du service public.

© Miss & Mister Corail / DR

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