A la pointe des nouvelles technologies, les codes de communication maritimes permettent aujourd’hui aux plaisanciers de naviguer dans les meilleures conditions de sécurité. Un système stratégique ordonné par des règles internationales qui, en France, sont administrées par les Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage.


En France, le sauvetage en mer est organisé par les CROSS (Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage), qui sont au nombre de sept, en métropole, en Corse, aux Antilles et à La Réunion.
Ce sont eux qui coordonnent les opérations de sauvetage lorsqu’un appel de détresse est émis. Selon les cas, ils font intervenir des navires situés sur zone, les Affaires maritimes, la Marine nationale ou des associations de sauveteurs comme la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer).
Sous l’autorité des préfets maritimes et des délégués du gouvernement pour l’action de l’État en mer, les missions des CROSS sont nombreuses. Ils sont chargés de la surveillance de la navigation, des pêches et des pollutions maritimes. Ils diffusent également des alertes météos et des informations nautiques utiles à la sécurité des navires.

Un système international de communication

Si les CROSS peuvent être contactés par téléphone, la liaison s’effectue généralement grâce à l’appareil radio VHF (Very High Frequency), qui a pour but premier la sauvegarde de vies humaines et dont l’usage reste strictement interdit sur la terre ferme.
S’il existe de très nombreux modèles de VHF, fixes ou portatifs, tous sont soumis au Système mondial de détresse et de secours en mer (SMDSM). Ce système de radiocommunication permet principalement aux bateaux d’émettre des alertes distinctes de détresse, ainsi qu’aux secours d’être prévenus rapidement pour y répondre.
Numérique ou satellite, ce nouveau mode de communication est organisé en quatre zones par l’Organisation maritime internationale (OMI). La première zone, disponible en permanence, a une portée radio de 20 à 30 milles d’une station côtière. Les trois autres concernent les bateaux situés à plus de 30 milles des côtes.

Allo Papa, Tango, Charlie !

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Afin d’assurer sa sécurité quelle que soit sa position et transmettre le plus précisément possible un appel de détresse, le navigateur est bien sûr tenu de maîtriser l’alphabet phonétique international.
Lors d’un appel en phonie, les mots ou les nombres sont épelés de façon à faire correspondre chaque lettre au mot correspondant dans le langage international. Par exemple, le chiffre « trois » se traduit par Tango, Romeo, Oscar, India et Sierra.
Lorsqu’il navigue à l’étranger, le navigateur équipé d’une VHF doit également être titulaire du Certificat restreint de radiotéléphonistes (CRR) afin de connaître les mots anglais du code international de détresse, d’urgence et de sécurité. Par exemple, « le bateau coule » sera transcrit par le code Sinking, quant « un homme à la mer » sera transcrit par MOB (Man Overboard).

© Miss & Mister Corail / DR

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