Voilà plusieurs semaines que l’actualité s’enlise sur un seul sujet : les gilets jaunes. Face au désordre, aux récupérations et aux violences, l’intervention du président de la République était très attendue en ce lundi 10 décembre. Emmanuel Macron pouvait-il vraiment répondre dans l’urgence aux multiples demandes des manifestants ? Voici les cinq moments forts qui ont marqué son discours.

Violences à Paris

1. Une ferme condamnation des violences

Le discours du président s’est tout d’abord concentré sur une ferme condamnation des violences qui ont ébranlé la France durant ces derniers week-ends. Emmanuel Macron a assuré que celles-ci ne bénéficieront d’aucune indulgence, précisant au passage « qu’un peuple qui se divise à ce point est un peuple qui court à sa perte ».

Récupération politique des gilets jaunes

2. Le résultat de 40 années de malaises

Comme une sombre évidence, le président a rappelé que la crise actuelle est le résultat de 40 années de malaises. Bien que le paysage politique ait été bouleversé depuis son élection, Emmanuel Macron a reconnu que la réponse du gouvernement n’a pas été assez rapide. Critiqué pour son côté « arrogant », il assume sa part de responsabilité : « Je sais qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos. »

Manifestation gilets jaunes

3. Des mesures immédiates pour le pouvoir d’achat

Le président a ensuite annoncé un nouveau contrat pour la Nation, à commencer par l’accélération des efforts en faveur du pouvoir d’achat des Français et afin que le travail paie mieux. Parmi les mesures effectives en 2019 :
– L’augmentation du SMIC de 100 euros par mois, sans frais supplémentaires pour l’employeur.
– L’annulation de la hausse de la CSG subie cette année par les retraités en dessous des 2 000 euros.
– Le versement des heures supplémentaires sans impôts ni charges.
– Pour les entreprises qui le peuvent, le versement à leurs salariés d’une prime exceptionnelle d’ici Noël, sans impôts ni charges.
– Le renforcement de la justice fiscale : les dirigeants des grandes entreprises françaises et les grandes entreprises qui réalisent des profits en France payeront l’impôt français.