AFFAIRE GREGORY VILLEMIN

16 juillet 1985 : les Villemin entament une grève de la faim
Alors qu’elle est enceinte de six mois, Christine Villemin entame avec son mari une grève de la faim pour protester contre son inculpation et son incarcération. Le 16 juillet, face à l’insuffisance des motifs de mise en détention, la justice prononce sa remise en liberté. « On va croire que j’ai manigancé le coup alors que j’ai tout perdu », dit-elle.

11 octobre 1988 : non-lieu pour Murielle Bolle
A la suite de la procédure engagée en 1985 par les Villemin contre Murielle Bolle, la cour d’appel de Dijon confirme l’ordonnance de non-lieu. La justice estime alors qu’il est « en l’état impossible » d’inculper la jeune femme et relève que l’intention criminelle de Bolle semble exclue.

3 février 1993 : non-lieu pour Christine Villemin
Après des années de procédure, Christine Villemin bénéficie d’un non-lieu. La cour d’appel de Dijon précise que « l’enquête a été rendue difficile par les insuffisances des investigations initiales, les multiples erreurs de procédure, la rivalité entre la police et la gendarmerie, les querelles des spécialistes et la médiatisation extrême de ce drame mystérieux ».

16 décembre 1993 : Jean-Marie Villemin condamné puis libéré
Jugé en novembre à Dijon pour l’assassinat de Bernard Laroche, Jean-Marie Villemin est condamné à seulement cinq ans de prison dont un avec sursis, mais il est libéré deux semaines après l’annonce du verdict. Là encore, ce verdict tient compte des dysfonctionnements de l’instruction conduite par le juge Lambert.

19 avril 2000 : première réouverture de l’enquête
En 2000, la procureur de la République de Dijon, Hélène Magliano, ordonne la réouverture de l’enquête, relancée par l’analyse de l’ADN présent sur le timbre qui aurait pu conserver la salive du corbeau. Mais ces analyses n’aboutissent pas et la justice conclut il n’y a lieu de poursuivre quiconque.

Affaire Grégory Murielle Bolle

9 juillet 2008 : deuxième réouverture de l’enquête
Alors que l’Etat a été condamné pour inaptitude à remplir sa mission auprès de Marie-Ange Laroche, Murielle Bolle et les époux Villemin, la cour d’appel de Dijon annonce la réouverture de l’instruction judiciaire pour procéder à de nouveaux tests ADN jugés inexploitables en 2000.

22 octobre 2009 : les tests ADN échouent
L’expertise des tests ADN révèlent la présence de deux ADN, d’un homme et d’une femme, sur un courrier adressé par le corbeau au grand-père de Grégory en 1985. Mais les scellés endommagés ne sont plus exploitables et les traces identifiées ne correspondent à aucune des 150 personnes concernées par l’affaire.

1er septembre 2012 : les analyses de la voix du corbeau échouent
Alors que tous les tests ADN ont échoué, l’expertise de la voix du corbeau est demandée par l’avocat des époux Villemin. Ces analyses vont révéler les voix d’un homme et d’une femme mais là encore ne permettent d’identifier personne. Pour tous, l’espoir de connaître un jour la vérité s’éloigne encore un peu plus.

14 juin 2017 : premières gardes à vue
Plus de 30 ans après les faits et grâce aux avancées technologiques en matière d’analyses criminelles, cinq personnes sont mises en garde à vue ou entendues comme témoins. Il s’agit des grand-oncle et grand-tante paternels de Grégory, Marcel et Jacqueline Jacob, l’épouse de l’oncle de Grégory, Ginette Villemin, et les grands-parents paternels de l’enfant, Albert et Monique Villemin.

28 juin 2017 : Murielle Bolle replacée en garde à vue
Murielle Bolle est de nouveau placée en garde à vue pour complicité d’assassinat, non-dénonciation de crime et mise en examen pour enlèvement de mineur de moins de 15 ans suivi de mort. Murielle Bolle sera remise en liberté sous contrôle judiciaire le 4 août suivant.