A l’heure du projet de moralisation de la vie publique présenté par François Bayrou, quel est votre avis concernant la polémique sur Richard Ferrand ?
Le Président Macron est à la fois quelqu’un de profondément humain et de rigoureux. Il est fidèle en amitié et continue pour le moment de penser que Richard Ferrand, macroniste de la première heure, reste irréprochable. Ferait-on confiance à un Chef d’Etat qui trahirait ou abandonnerait les siens au premier coup de semonce?
Mais le Président est aussi quelqu’un qui respecte profondément l’Etat de droit et qui est attaché aux vertus de la démocratie et de l’irréprochabilité politique. Il s’est déjà clairement prononcé sur la question : il gardera toute sa confiance envers Richard Ferrand tant que la Justice de notre pays, qui est indépendante, ne décidera pas de sa mise en examen. Dans un tel cas, il lui demandera de démissionner sans délai.

« Pour que les choses changent et que les pratiques du passé disparaissent pour de bon »

Le projet de moralisation de la vie politique n’est en effet pas une pétition de principe ou un produit de communication politique dans l’esprit de notre nouveau Chef de l’Etat. Il souhaite vraiment que les choses changent et que les pratiques du passé, qui nous ont conduits où nous en sommes et que les Français ont condamnées, disparaissent pour de bon. Il n’y aura d’échappatoire à cette règle pour personne. Que l’on soit un proche du Président ou pas. Gare aux malhonnêtes désormais!

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Certains médias rapportent que votre candidature pourrait être illégitime parce que vous ne vivez pas à Sète ?
Je suis surpris de constater que seuls mes opposants s’interrogent en réalité sur cette fausse question! Tous les comités Macron de la circonscription sont en ordre de bataille et leurs dirigeants sont mes collaborateurs directs dans la démarche collective qui est la nôtre. Mon investiture n’a pas soulevé le moindre problème dans notre camp! Il s’agit donc d’un argument de campagne sans fondement, agité par ceux qui n’ont aucune profondeur d’analyse à apporter au débat auquel ont pourtant droit les électeurs de la circonscription.
J’ai été sélectionné par la commission nationale d’investiture au terme d’un processus exigeant pour mes compétences professionnelles : je travaille depuis vingt ans sur les espaces méditerranéens et les problèmes juridiques qu’ils posent. On m’a par ailleurs confié la mission de rassembler toutes les énergies et les talents qui se sont révélés localement dans le cadre des comités citoyens Macron. Je ne suis pas meilleur que les autres : j’avais juste le recul indispensable pour les mettre En Marche sans me préoccuper des conflits de personnes qui ont pu germer ici ou là. Les idéologues passéistes en sont pour leurs frais : Emmanuel Macron privilégie le pragmatisme et l’envie aux appareils qu’ils connaissaient jusqu’ici!

« Je ne tricherai pas sur mon investissement :
les Sétois et les électeurs de La 7 peuvent compter sur moi »

Il faut encore ajouter que la circonscription, qui s’étire jusqu’à Vias, Puissalicon et Caux en couvrant des villes à l’authenticité forte comme Agde et Pézenas, ne se limite pas à la ville de Sète qui en est le cœur. La sétoiseté de mon nom n’est curieusement pas partout un avantage: selon les endroits que j’ai le plaisir de sillonner, je suis selon les cas trop sétois ou pas assez!
Enfin, il faut avoir l’honnêteté de dire que le député représente la Nation et qu’il parle en son nom. J’aurai toutefois à cœur, si les électeurs m’accordent leur confiance, de m’appuyer sur le formidable travail de terroir réalisé par les comités pour mettre en place un lien permanent avec les territoires : à côté de mon investissement parisien qui occupera une bonne part de la semaine (c’est le cas pour tous les députés), je prendrai un logement à Sète. Je ne tricherai pas sur mon investissement : les Sétois et, plus généralement, tous les électeurs de « La 7 » peuvent compter sur moi.