A 47 ans, Christophe Euzet fait partie de cette nouvelle génération d’engagés convaincus et investis par Emmanuel Macron. Comme un peu partout en France, ces candidats issus de la société civile viennent bousculer l’ordre établi et font grincer des dents les politiques en place. C’est le cas à Sète, dans la septième circonscription de l’Hérault, où nous avons rencontré la jeune équipe de cet enseignant et chercheur à l’Université de Perpignan. Portrait d’un homme résolument en marche vers le redressement de la France.

Candidat En Marche HéraultComme beaucoup de candidats investis par le parti En marche, vous provenez de la société civile. Pour quelles raisons vous engagez-vous aujourd’hui en politique ?
Christophe Euzet : Observateur de la vie politique depuis plus de vingt ans, maître de conférences à l’Université en droit public et spécialiste des problématiques méditerranéennes, j’ai souvent été sollicité par les formations politiques traditionnelles de gouvernement sans jamais être convaincu par les démarches qui m’étaient proposées.
Mon engagement auprès d’Emmanuel Macron (le premier de ma vie, car je n’ai jamais été adhérant dans un parti ou candidat à une élection) est celui d’une adhésion à un projet et à un homme : un projet de redressement d’abord, qui renonce à reconduire la ligne traditionnelle de séparation entre la droite et la gauche, mais qui refuse le « ni-ni » pour lui préférer le pragmatisme et la recherche de l’efficacité.
L’objectif est de relancer l’économie et de ne négliger personne en chemin. C’est une adhésion à un Homme ensuite, car j’ai vu d’emblée chez Emmanuel Macron des qualités hors normes qui n’ont pas manqué, depuis lors, d’interpeller l’ensemble de nos compatriotes. C’est un Chef d’Etat qui, depuis sa prise de fonction, rehausse aux yeux de tous l’image de la France. Je souhaite mettre ma force de travail, mon enthousiasme et ma détermination au service de ce projet ambitieux et de cet homme exceptionnel.

Pour nombre d’électeurs, la présidence d’Emmanuel Macron répond bien sûr à la nécessité de renouveler la vie politique en France. Mais quels sont vos arguments pour convaincre ceux qui n’y croient pas ?
Je comprends parfaitement que certains aient pu douter du souci de renouvellement que porte le Président Macron et je suis sensible au fait que quelques-uns en doutent encore. Mais il faut se rendre à l’évidence. Il a, en quelques semaines à peine, complètement déplacé les lignes de la vie politique en précipitant une distinction d’un nouveau genre entre les passéistes et les progressistes.

« Un gouvernement d’ouverture tout orienté vers la relance du pays »

En recrutant parmi les personnalités les plus dynamiques et souvent les plus jeunes des formations traditionnelles, le Président Macron a donné jour à un gouvernement d’ouverture tout orienté vers la relance du pays. Il escompte maintenant trouver une majorité forte à l’Assemblée nationale pour concrétiser par des lois le projet que les Français ont plébiscité. Mais il ne s’agit en rien de la fin de quelque chose, c’est au contraire un début : après avoir remplacé le personnel politique que l’on croyait indéboulonnable à l’Assemblée, la république En Marche va reconduire l’expérience lors de toutes les prochaines échéances électorales : les municipales, les départementales, les régionales, les élections européennes et ainsi de suite… chaque consultation électorale emmènera aux postes électifs de nouveaux talents et de nouvelles énergies qui sont indispensables à la vitalité d’une démocratie digne de ce nom. Comme son nom l’indique, le programme décennal du Chef de l’Etat conduira à un remplacement intégral de la classe politique en dix ans.