Quand revient l’été, le littoral est pris d’assaut par les touristes et les plaisanciers. Véliplanchistes, navigateurs, surfeurs, skieurs nautiques, plongeurs, pêcheurs… Pour permettre à tout ce beau monde de cohabiter dans les meilleures conditions, il est nécessaire de bien connaître la discipline pratiquée, notamment en matière de respect de l’environnement et de sécurité.

● Le ski nautique

Le ski nautique serait né dans les années 20 sur le lac d’Annecy, en Haute-Savoie. Au départ, les skis sont des planches de bois directement imitées des skis alpins. Le concept est rapidement repris par les Américains, qui formalisent ce nouveau sport. En 1972, le ski nautique fait son entrée aux Jeux olympiques d’été.
Le principe du ski nautique consiste à se faire tracter par un bateau à moteur. Il existe plusieurs variantes permettent de pratiquer ce sport : le bi-ski, le slalom, les figures et le saut. Le ski nautique est à l’origine du kneeboard, du wakeboard, de l’hydrophoil, du wakeskating ou du wakesurfing et fait également l’objet de courses et de spectacles. Il est même possible de le pratiquer sans ski avec le barefoot ou tout simplement nu-pieds.
En matière de sécurité, la présence de deux personnes est obligatoire sur le bateau tracteur : la première se consacre exclusivement à la conduite quand la seconde assure la surveillance du skieur. Une personne titulaire d’un brevet professionnel ou d’Etat de ski nautique peut toutefois embarquer seule à bord.
Contrairement aux idées reçues, les bateaux tractant les skieurs ne bénéficient d’aucun privilège par rapport aux autres navires, quel que soit le type d’embarcation, à voile ou à moteur. Des couloirs balisés sont prévus pour le départ ou l’arrivée du ski nautique. Le bateau et le skieur doivent se tenir éloignés des baigneurs et des autres bateaux en général.

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● Les engins pneumatiques tractés

Les engins pneumatiques tractés sont des engins gonflables pneumatiques capables d’embarquer un ou plusieurs passages. Les plus communs sont le boudin et la bouée. Comme pour le ski nautique, le principe est de se faire tracter par un bateau à moteur. Cette pratique s’apparente plus à un loisir nautique qu’à un sport.
En matière de sécurité, la présence de deux personnes à bord du bateau tracteur est obligatoire : la première se consacre à la conduite tandis que la seconde assure la surveillance de l’engin tracté et de ses occupants. Ces derniers doivent être équipés de gilets de sauvetage.
Il faut également retenir que le bateau tracteur doit avoir la capacité d’accueillir à bord l’ensemble de l’équipage et des personnes tractées. Un moyen d’accès prévu à cet effet est exigé. Enfin, le bateau doit être visiblement équipé d’une flamme fluorescente orange de 2 mètres. Le câble de remorquage doit quant à lui être de couleur vive et flottant.

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● Les véhicules nautiques à moteur (VNM)

Les véhicules nautiques à moteur (VNM) sont des engins nautiques pourvus d’une puissance propulsive de plus de 3 kilowatts, soit 4 chevaux. A ce titre, ils sont soumis aux mêmes règles de route et de barre que les navires à moteur. Parmi les plus populaires, on compte les planches à moteur, les motos des mers et les scooters des mers.
Malgré que cette règle soit très souvent négligée, le pilote d’un VNM doit obligatoirement être titulaire du permis plaisance, il est tenu de respecter la vitesse autorisée dans la bande littorale de 300 m. La navigation de ce type d’engins est interdite la nuit et à l’intérieur des des zones délimitées, hormis les chenaux d’accès au port. La navigation est également limitée à 2 milles d’un abri.
L’équipement des véhicules nautiques à moteur est lui aussi réglementé : ils doivent être pourvus d’un anneau et d’un cordage permettant le remorquage et disposer d’un dispositif assurant la sécurité du pilote en cas d’éjection. Ces derniers doivent être équipés d’un gilet de sauvetage et être visibles grâce à un système de repérage lumineux.

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● La planche à voile

La planche à voile est une embarcation constituée d’un flotteur et d’un gréement relié à la planche par un mât. Dépourvue d’écoutes et de gouvernail, elle nécessite l’intervention du véliplanchiste pour pouvoir se déplacer.
Sa création, que se disputent les Anglais, les Français et les Américains, remonte au début des années 60. Sport olympique depuis 1984, la planche à voile est également appelée windsurf et est à l’origine des planches à dérive et du funboard.
C’est l’une des activités nautiques les plus populaires et les plus pratiquées. Sa légitimité est assurée par des sportifs de haut niveau qui sont aujourd’hui considérés comme des stars mondiales : Robby Naish, Antoine Albeau, Svein Rasmussen ou Björn Dunkerbeck.
En matière de sécurité, les planches à voile sont assimilées et soumises aux mêmes règles que les voiliers. Elles sont donc privilégiées par rapport aux bateaux et aux véhicules nautiques à moteur. A moins de 2 milles d’un abri, elles sont également soumises aux règles générales de navigation.

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● La plongée sous-marine

La plongée sous-marine est un loisir mais également une profession. Son objectif est la découverte ou l’étude des fonds marins, nécessitant pour cela un matériel adapté : un masque, des palmes, une combinaison isothermique, une ceinture lestée, un gilet stabilisateur, une bouteille d’air comprimé reliée au plongeur par un détendeur, un manomètre ou un ordinateur de plongée.
Cette discipline est encadrée par des règles internationales liées principalement à la sécurité et à l’environnement. La pêche sous-marine n’est ainsi autorisée qu’aux plongeurs en apnée. Afin de protéger la faune et la flore sous-marines, il est interdit de ramasser ou déplacer quoi que ce soit au fond de l’eau. Depuis 1989, cette règle s’applique même aux archéologues.
La plongée sous-marine est un sport qui exige d’être en bonne santé. Le corps du plongeur est en effet soumis à des contraintes respiratoires, thermiques, de déplacement et de flottabilité. Parmi les principaux accidents dus aux variations de pression, on compte les barotraumatismes, le vertige alterno-barique ou l’intoxication due aux gaz utilisés.
En matière de sécurité, la présence de plongeurs sous-marins doit être signalée par un pavillon : un drapeau bleu et blanc, un drapeau rouge barré dans la diagonale ou un drapeau rouge marqué d’une croix blanche. Ce signal distinctif invite les autres embarcations à naviguer avec précaution et à s’éloigner d’une centaine de mètres du signal. La nuit, le bateau encadrant des plongeurs doit se manifester par un feu tricolore rouge, blanc et rouge.

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● La pêche sous-marine

La pêche sous-marine, ou chasse sous-marine, est une pratique qui remonte à l’Antiquité, notamment en Chine et en Egypte. A l’époque, elle correspond à un besoin de se nourrir mais est très risquée pour ceux qui la pratiquent. Il faut attendre le XIXe siècle pour que les techniques de respiration et d’équilibrage des tympans soit mises au point.
La pêche en scaphandre à casque fait elle aussi son apparition au milieu du XIXe siècle. A partir des années 1930, la pêche sous-marine est exercée de manière professionnelle et comme un loisir. Cet engouement pour cette discipline conduit dans les années 60 à une des réglementations internationales pour le respect de l’environnement marin et des espèces menacées.
En matière de sécurité, chaque pays possède ses propres règles. En France, où la chasse sous-marine a longtemps été interdite, elle n’est autorisée qu’aux pêcheurs en apnée et interdite aux personnes évoluant avec des scaphandres ou du matériel de plongée. Plus généralement, la présence d’un fusil lance-harpon et de bouteilles de plongées à bord d’une même embarcation est interdite. Les chasseurs doivent être âgés d’au moins 16 ans, signaler leur présence à l’aide d’une bouée et n’ont pas le droit de pêcher la nuit.

© Miss & Mister Corail / DR

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