A quelques kilomètres au sud de Montpellier, au bord de la mer, Miss & Mister Corail ont fait escale dans une île singulière. Fièrement dressée entre la Méditerranée et l’étang de Thau, la ville de Sète nous promet de nouvelles aventures, avec son port de pêche et ses prouesses maritimes.

Dès l’arrivée, le ton est donné. Avec ses ponts relevés, la Venise du Languedoc ne semble plus accessible qu’en bateau. Que passe le canal du Midi, une péniche-restaurant nous invite à patienter et admirer cette ville qui domine la mer depuis son promontoire.
Très prisée par les touristes durant la période estivale, Sète est la troisième plus grande agglomération de l’Hérault. Elle doit son dynamisme à ses activités portuaires. C’est en effet le premier port de pêche français en Méditerranée. Outre le développement d’un commerce international, Sète gère un important trafic de ferrys à destination de l’Afrique du Nord.
En pénétrant dans le centre-ville, l’influence maritime est évidente. Loin du faste potiche affiché par la plupart des cités de la côte, Sète séduit par ses nombreux canaux animés par des joutes et des milliers de bateaux. Un cadre pittoresque qui attire les pêcheurs bien sûr, mais aussi les artistes.

« La mer, toujours recommencée »

Tableau de maître à ciel ouvert, la ville a vu naître de très nombreuses personnalités : Paul Valéry, Georges Brassens, Jean Vilar ou Manitas de Plata, parmi les plus connus. Des places aux rues marchandes, les artistes anonymes sont omniprésents, exposant leurs créations à la criée.
En rejoignant la mer, nous découvrons le quartier du Môle Saint-Louis, avec son phare et son quai des pêcheurs. La ville est pourtant loin de nous avoir livré tous ses charmes. Pour comprendre Sète, il faut prendre de la hauteur. Entre le quartier des artistes et le théâtre de la mer, une pause s’impose au cimetière marin cher à Paul Valéry : « Ce toit tranquille, où marchent des colombes, entre les pins palpite, entre les tombes, Midi le juste y compose de feux, la mer, la mer, toujours recommencée. » On le surnomme le « cimetière des riches », en opposition à celui des « pauvres » face à l’étang de Thau, ou repose Georges Brassens.
Un étang que nous découvrons en parvenant au sommet de la ville. Le Mont Saint-Clair et sa chapelle Notre Dame de la Salette offrent un panorama unique sur Sète et ses environs. Un cadre exceptionnel peaufiné par la forêt domaniale des Pierres Blanches avec sa vue incomparable sur la mer et l’étang de Thau, séparés par le cordon littoral du « lido ».
Cela ne fait plus aucun doute, nous voilà donc bel et bien aux portes de la Sangonie, ce territoire corallien si prisé par les candidats de l’élection !

© Miss & Mister Corail / Vivien Brochud

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