Lors de la première Saison de Miss & Mister Corail, le jury donne le ton de l’aventure en s’envoyant littéralement dans les airs. Un saut en parachute signé Serge Papoz, infirmier dans une clinique de Papeete et membre du jury fondateur de l’élection.

Serge Papoz     Saut en parachute

« Il me semble qu’il a fallu 15 à 20 minutes pour monter. Mais j’étais désorienté par une appréhension grandissante. » Serge Papoz n’est pourtant pas novice en la matière. « J’ai sauté plein de fois en rêves », mais ce n’est en réalité que la seconde fois qu’il passe à l’acte. Et pour l’occasion, il a choisi Tahiti Skydive, dont le but premier est de parvenir à vous faire décoller de Terre pour vous parachuter d’un hélicoptère ou d’un avion.
« L’encadrement est très professionnel et très sympa. L’harnachement est ajusté et vérifié plusieurs fois. Sur fond d’ambiance détendue et de franche rigolade, l’œil expert des moniteurs contrôle le moindre détail », explique Serge. De quoi être rassuré, quand on attend « un maximum d’adrénaline avec un minimum de risques ».
Mais une fois là-haut, bien au-dessus de l’île de Moorea, tout semble soudainement beaucoup moins simple. « On a l’impression de ne devoir sa vie qu’au monsieur qui conduit cette espèce de deux-chevaux qui vole. On a vraiment envie d’être son ami. » Pourtant, « les paysages sont absolument magnifiques et les moniteurs n’arrêtent pas de plaisanter pour détendre l’atmosphère. Et ils y parviennent relativement bien ».

« A cet instant précis, j’ai zappé une pulsation cardiaque »

Car c’est déjà le moment de sauter ! « D’abord, une sensation d’être aspiré par le vide au moment où le moniteur lâche le montants de l’aile, sans en avoir préalablement demandé l’autorisation. » Si Serge en sourit, le taux d’adrénaline, lui, vire au rouge. Au point qu’à « cet instant précis, j’ai zappé une pulsation cardiaque ».
La descente est amorcée. Rapidement, la vitesse et la position se stabilisent. « On repose sur un confortable coussin d’air et on a plus du tout l’impression de tomber. C’est fabuleux ! On voit parfaitement Tahiti et Tetiaroa. On peut même faire un concours de grimaces avec le cameraman qui est tout près, juste devant. C’est un état de bien-être total ! »
Toutes les bonnes choses auraient-elles donc une fin ? Pas vraiment. Si « l’ouverture du parachute me ramène brusquement à la réalité des lois de la gravité » et qu’il est à nouveau possible de « discuter avec un visage ayant retrouvé sa forme initiale », le moniteur prend le relais pour une « petite démonstration de la maniabilité du parachute, avec des virages où l’on se retourne quasiment à l’horizontal. Très impressionnant ! »
« Puis arrive le plancher des vaches, à l’aérodrome de Moorea. » L’atterrissage se passe en douceur. Revenu sur la terre ferme, Serge lève les yeux au ciel. « C’était un super cadeau d’anniversaire ! » Il a encore dans le regard ce petit côté aérien. Le moment opportun d’en apprendre plus sur lui ? « J’ai bientôt 39 ans et cela fait 4 ans que je suis en mission spéciale à Tahiti. Je suis un agent de la CIA mais je dois garder l’anonymat ! »
Mais après quelques secondes de réflexion et toute cette agitation des sens, il préfère finalement que nous le fassions « passer pour un infirmier de la clinique Paofai. Cela pourrait sauver des vies »… Qu’importe, finalement, puisqu’il n’a qu’une seule envie, « remonter dans l’avion et recommencer, encore et encore ».

© Vivien Brochud / Hitu News

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