L’agressivité du chien est généralement provoquée par l’effet de surprise, la peur ou la douleur. Lorsqu’elle traduit le caractère dominant ou surprotecteur de l’animal, elle peut être canalisée et soignée, par le maître lui-même ou avec l’aide d’un spécialiste canin.

Quand l’agressivité du chien n’est pas volontairement provoquée par son maître, il est utile d’en déterminer la cause pour pouvoir y remédier. Que cette agressivité soit dirigée à l’encontre des personnes ou des autres chiens, c’est un travail de longue haleine qui exige beaucoup de patience et de fermeté.
Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas en multipliant les rencontres et les contacts que le problème peut être réglé. Il est même conseillé d’adopter la stratégie de l’évitement : sortir le chien à une heure de faible affluence, éviter les lieux trop fréquentés, changer de trottoir à l’approche d’un autre chien, détourner l’attention de l’animal dès qu’il montre les premiers signes d’agressivité.
Le chien doit comprendre que ce ne n’est pas à lui de décider. Pour cela, le maître doit faire preuve d’autorité : « Non ! », « Stop ! », « Assis ! », « Pas bouger ! ». Dans le même temps, l’animal doit être pris en main et rassuré, quitte pour cela à lui faire miroiter quelque délicieuse récompense. Canaliser l’agressivité de l’animal est impossible tant que le maître n’affirme pas son autorité ou que le chien est tenu en laisse par une personne inappropriée.
L’approche peut alors reprendre progressivement, de manière contrôlée. Ce travail d’éducation peut être renouvelé tant que l’animal reste agressif ou continue de se battre avec d’autres chiens. Et s’il s’agit d’un mâle très récalcitrant, la castration reste une solution radicale pour éradiquer l’agressivité.

Chiens méchants : les maîtres responsables

En règle générale, la méchanceté du chien est déclenchée par le maître lui-même à des fins bien précises, dont les principales sont la défense et le gardiennage. Ce type de comportement doit bien sûr être encadré par des professionnels du dressage, car les accidents causés par un chien méchant ont des conséquences dramatiques, pour les victimes, les propriétaires de l’animal et le chien lui-même.
Le Centre de Documentation et d’Information de l’Assurance annonce ainsi que 500 000 personnes seraient chaque année victimes de morsures en France, 60 000 d’entre elles nécessitant une hospitalisation. Selon un rapport de l’Institut de veille sanitaire (InVS) publié en 2011, on dénombre 33 décès par morsures de chien au cours des vingt dernières années, les deux tiers concernant des enfants de moins de 15 ans.
Cette enquête révèle également que la race du chien n’est pas un facteur d’agressivité. « Des chiens dits dangereux ont été mis dans des cases sans qu’aucune étude scientifique ne démontre le lien entre race et comportement. (…) La dangerosité d’un chien n’est en aucun cas à corréler à la race à laquelle il appartient mais à sa lignée, sa socialisation, son éducation, ses relations dans le foyer », confirme l’association des vétérinaires comportementalistes de Zoopsy.

© Miss & Mister Corail / DR

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