Chaque nouvel été, de nombreux départements sont confrontés aux restrictions d’eau. Dans les jardins publics comme chez les particuliers, l’économie est de mise et le tuyau d’arrosage est à manier avec dextérité. Pour de nombreux jardiniers, il ne faut pas céder à la panique mais tout mettre en oeuvre pour que leurs petites protégées ne succombent pas à la sécheresse.

Certains auront eu la bonne idée d’anticiper en se prémunissant de citernes et autres récupérateurs de pluie, augmentant ainsi considérablement leur capacité en eau. Mais pour eux comme pour les autres, l’objectif est d’optimiser au mieux les modes d’arrosage. Première consigne : arroser lentement afin de permettre au sol de bien s’imprégner. Le début de la matinée ou la fin de la journée sont les moments les plus favorables, car l’eau ne s’évapore pas sous les rayons du soleil.
Pour les plus volontaires, un binage de terre meuble ou un paillage du sol avec les matériaux du bord sont également de bons moyens pour maintenir la fraîcheur aux pieds des arbres, des plantes ou des fleurs. L’affaire se complique malheureusement sur les plus grandes surfaces à protéger, comme les pelouses. Dans ce cas, il est conseillé de ne pas couper le gazon trop court pour protéger les racines du soleil, à défaut d’avoir choisi un gazon plus rustique et peu exigeant en eau.

Des végétaux adaptés au climat de votre région

Car c’est bien dans le choix des végétaux qui constituent un jardin éco responsable que le problème récurent de l’arrosage peut être évité. Deuxième consigne : privilégier des espèces qui résistent à la sécheresse. Par exemple, les plantes au feuillage gris, comme la lavande, les santolines ou les armoises, réfléchissent la lumière et limitent ainsi l’échauffement de leurs cellules. D’autres, comme les coriaces ou les succulentes, savent se protéger de la déshydratation ou émettre des réserves d’eau grâce à la constitution même de leur feuillage.
Autre astuce, sélectionner des végétaux adaptés au climat de votre région, à la nature du sol et à l’exposition. Si un jardin de cactées va aisément supporter les canicules estivales du sud de la France, il aura du mal en revanche à survivre aux gelées hivernales du nord de l’Hexagone. A ce sujet, de très nombreux guides sur les plantes indigènes sont à consulter.
Et si cela ne suffit toujours pas, un dernier recours consiste à sélectionner des espèces réputées pour leur robustesse et leur résistance à la sécheresse mais aussi au froid, comme les arbres, les haies et les arbustes.

Tombée du ciel !

A l’heure ou l’eau potable est considérée comme une denrée à économiser, il serait vraiment dommage de se priver de toute cette eau qui nous tombe gratuitement du ciel. Ainsi est né le récupérateur d’eau de pluie, également appelé réservoir, collecteur, cuve ou citerne. Qu’il soit hors sols ou sous terre, en plastique ou en bois, acheté dans un magasin spécialisé ou fabriqué de manière artisanale, il va permettre de récolter l’eau depuis un toit et de la stocker. Un procédé avantageux pour arroser le jardin, remplir une piscine ou alimenter une salle de bain, mais aussi et surtout faire de belles économies sur la facture d’eau, diminuer le taux de calcaire dans les canalisations et soulager les réseaux de distribution d’eau, surtout en période de sécheresse.

Comment réduire sa facture d’eau ?

L’arrosage est loin d’être la seule consommation d’eau à surveiller. Selon les sites spécialisés, chaque individu en gaspillerait 20 à 30 % en moyenne au quotidien. Une perte qui se solde bien évidemment par des crises de nerfs et de larmes au moment où la douloureuse facture arrive dans la boîte aux lettres. Voici donc quelques conseils qui devraient permettre de limiter les dégâts :
● Dans la maison en général, vérifiez régulièrement qu’il n’y a pas de fuite dans vos installations en contrôlant le compteur d’eau et coupez l’eau avant de partir en week-end ou en vacances.
● Dans la salle de bain, prenez une douche plutôt qu’un bain et stoppez l’eau quand vous vous savonnez ou lorsque vous vous brossez les dents. Selon vos installations, il est possible d’ajouter un réducteur de débit, un stop douche ou un mitigeur thermostatique.
● Un lave-vaisselle et un lave-linge de catégorie A consomment beaucoup moins d’eau que de laver la vaisselle ou le linge à la main. Installez un mousseur-aérateur sur l’évier et n’hésitez pas à réutiliser l’eau claire pour arroser les plantes.

La planète a soif

La Journée mondiale de l’eau (tous les 22 mars), coordonnée par l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, a débattu cette année sur le thème de « L’eau et la sécurité alimentaire.
Partant du principe que le monde a « soif » à cause de nos besoins alimentaires et qu’il faudra nourrir 9 milliards de personnes d’ici 2050, le programme propose plusieurs solutions : sécuriser l’accès mondial à une eau de bonne qualité et en quantité suffisante, produire plus avec moins d’eau, réduire les pertes et les gaspillages de nourriture (30% de la nourriture produite dans le monde n’est jamais consommée) et adopter des régimes alimentaires durables, ayant des conséquences moindres sur l’environnement. Un travail qui s’annonce de longue haleine quand, aujourd’hui, près de 25% de la population mondiale n’a toujours pas accès ni à l’eau potable ni à l’assainissement.
En France, la polémique perdure quant au manque de transparence des acteurs du marché, la variabilité des prix selon les régions et la qualité même de l’eau consommée.

© Miss & Mister Corail / DR

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