Plus que quelques jours pour espérer encore écouter les douces mélodies de Delia, le jeudi soir au Dao et le samedi soir au Café des négociants, avant que la jeune auteur compositeur et interprète ne rentre en Australie, son pays natal.

Album chanteuse australienne

Que les fans se rassurent, il ne s’agit pas là d’un adieu, simplement un au revoir !
Après trois années passées à Tahiti, l’artiste invoque tout d’abord un retour pour études, avant d’avouer avoir été profondément marquée par ce séjour passé en terres polynésiennes. Assez pour mener à bien les projets musicaux ébauchés à force de concerts dans la capitale, suffisamment pour vouloir « tout donner » et produire un véritable album. Et revenir dans quelques mois… Delia a trouvé, ou retrouvé, la foi.
La jeune femme n’est pourtant pas novice en la matière. Née de parents musiciens, elle touche rapidement à nombre d’instruments qui traînent à la maison. Adolescente, elle prête sa voix à un groupe de quatre rockeuses, les Queen of Shebah, pour qui elle écrit les textes pendant deux ans.

Âme-son, de la pudeur à la lumière

Autre expérience plus insolite, celle d’un séjour pacifique au Vanuatu, où partie dans un contexte bénévole, elle rencontre l’amour, improvise ses prestations en collaboration avec quelques DJ, et repart magnifiée d’une maturité surprenante.
« Moi et ma guitare sommes une équipe qui me permet de comprendre ma vie. » Si la chanteuse confie avoir longtemps eu peur de livrer ses textes au public, les concerts intimistes partagés avec ce dernier ont semble-t-il été une très bonne thérapie.
« C’est la voix de mes expériences, mes moments d’honnêteté. Ma musique décrit mes joies, mes colères. Je ne sais jamais vraiment ce qui va sortir, mais la fin reste une conclusion, car je tiens à l’optimisme. Comme une lumière pour ceux qui m’écoutent et pour moi-même. »
En attendant le « véritable » album et pour tous ceux qui ne se sentent pas le courage d’attendre son retour au fenua, il est possible de se procurer un « non véritable » album, Âme-son, mais uniquement lors des derniers concerts.

© Vivien Brochud / Ti’Ama

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