Patrick Chastel qui vit en Polynésie depuis de nombreuses années, dédicacera le samedi 3 avril son nouveau roman, Droit dans le mur (éditions Carnot), à la librairie Archipels, à Papeete.

« Ne choisis jamais tes femmes ou tes vêtements à la lumière de la bougie… » Jim, un bouquiniste solitaire, tombe follement amoureux d’une femme ravissante mais mal dans sa peau, à cause de son mari, mais aussi d’un premier amant. Sous le charme, il entreprend de liquider ses deux rivaux. Mais ne serait-il pas manipulé par la belle ?
Ecrit dans un style percutant, proche de la nouvelle, Droit dans le mur « est de la pure fiction, mais je me suis attaché à rendre mes personnages le plus vrai possible, dans leur parlé, leur vécu et leurs réactions. Au départ, j’ai repensé aux polars de James Hadley Chase où, très souvent, un monsieur tout le monde rencontre une super nana, en tombe amoureux et se retrouve dans une histoire bien sombre où l’on se demande qui manipule qui », raconte l’auteur.
« Je tenais mon début d’intrigue même si je n’ai pas voulu faire un polar, un genre bien particulier que je ne maîtrise pas. La chute, inattendue je l’espère, s’est imposée en cours d’écriture comme la plus logique et en même temps la plus surprenante. » « Un bon livre est une œuvre qu’on ne peut lâcher », c’est en tout cas l’accueil que les lecteurs métropolitains ont réservé à l’ouvrage, paru fin janvier et qui reste depuis en bonne place sur les tables « nouveautés » des librairies, notamment dans les magasins Fnac.

Un écrivain « exotique » et voyageur

Si l’action se déroule en métropole, Patrick Chastel a quant à lui une belle expérience de la Polynésie. « Je suis arrivé à Tahiti en 1973, à l’âge de 21 ans. A l’époque, j’ai surtout vécu aux Marquises et aux Tuamotu, puis je suis reparti voyager, en particulier du côté du Sénégal et du Brésil. Je suis revenu en 1986, à Hiva Oa, où je suis resté 14 ans comme professeur au collège de Atuona. Depuis 1999, j’ai rejoint Tahiti ou j’enseigne au LPP Saint-Joseph à Outumaoro. »
Malgré les difficultés, pour un « écrivain exotique », de trouver un éditeur parisien, les éditions Carnot lui ont déjà permis de publier, l’an dernier, l’Enlèvement aux Marquises (traduit en anglais sous les titre The South Seas Vanishings) et « attendent avec hâte le troisième roman », qui en est au stade de la relecture.
Mais pour ceux qui ne peuvent attendre, « le mois prochain doit sortir, chez Au vent des îles, un nouveau livre sur les Marquises », Te fenua Enata, la terre des hommes, « et ce même éditeur prépare en ce moment un petit roman que j’ai écrit pour les adolescents ». Patrick Chastel a également participé à plusieurs autres ouvrages, parmi lesquels Le sourire du tiki, Teiki et Moetai (Au vent des îles), La légende de Hai Puka (Mers australes) et Les îles Marquises, archipel de mémoire (éditions Autrement).

© Vivien Brochud / Ti’Ama

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